L'histoire de la poterie bleue

La poterie bleue est l'un des métiers d'art les plus reconnus de Jaipur, bien que ses origines se trouvent loin de l'Inde. Ses racines remontent à la région turco-persane, transportée à travers les frontières par des artistes mongols qui ont mélangé les délicates traditions de glaçure de la Chine avec les riches motifs de la Perse. Alors que les dirigeants turcs ont apporté leurs influences en Inde au XIVe siècle, l'artisanat s'est tranquillement implanté. Les Moghols l'ont adopté et perfectionné, et au fil du temps, il s'est intégré au tissu artistique du sous-continent.

Le nom provient du bleu profond du colorant cobalt, la couleur la plus associée à cet artisanat. Mais ce qui rend la poterie bleue vraiment distinctive, c'est ce dont elle n'est pas faite. Plutôt que de l'argile, les artisans travaillent avec une pâte de quartz, de poudre de verre, de terre à foulon, de borax, de gomme et d'eau. Façonnée à la main, émaillée et cuite à basse température, chaque pièce prend un fini lisse et brillant. Belle, et délibérément fragile.

La plupart des pièces utilisent le bleu, le vert et le blanc, parfois réchauffés par des touches de jaune ou de marron. Il n'y en a pas deux identiques. Ce n'est pas une limitation du processus. C'est le but.

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